LORGUES

 

Ville du centre Var, à mi-chemin entre la Méditerranée et les gorges du Verdon, les vallées de l’Argens, au sud, et de la Florieye, à l’est, forment limites communales.

Lorgues est un lieu d’habitat depuis la Préhistoire. Deux dolmens en témoignent encore aux 4 chemins. Bourgade ligure importante, avec son oppidum-refuge sur la colline de St Ferréol, elle est ensuite colonisée par les Romains. Au Moyen Âge, le castrum reste à l’abri des invasions barbares et sarrasines grâce à ses remparts.
Vers 1156, les Templiers s’y installent pour constituer la commanderie du Ruou. Ils dotent la ville de nouveaux et solides remparts dont il reste aujourd’hui quelques vestiges.
À partir du XIVe siècle, de nombreuses confréries religieuses s’établissent et édifient chapelles, écoles et couvents. La mort de la reine Jeanne Ire ouvre une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d’Anjou. Lorgues fait partie de l’Union d’Aix, avant de faire promesse de reddition le 8 septembre 1387 à Marie de Blois, régente de Louis II d’Anjou.
Les XVIIIe et XIXe siècles sont des périodes riches avec la construction de monuments majeurs. Le cours de la République, artère centrale de Lorgues bordée d’un alignement de belles maisons bourgeoises, est tracé à cette époque.

En 1851, la ville refuse de participer au soulèvement varois contre le coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte (épisode relaté dans le roman d’Émile Zola La Fortune des Rougon, le premier du cycle des Rougon-Macquart, dans lequel Zola situe toute l’action dans la ville imaginaire de Plassans, qui est à la fois Aix-en-Provence et, donc, Lorgues).